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Déjeuner-Conférence avec Sébastien Brunet

Déjeuner-Conférence avec Sébastien Brunet

 Mardi 31 mai, le B4C accueillait Sébastien Brunet,  pour un déjeuner-conférence autour du thème: les chiffres et la prospective. Voici les 10 points à retenir suite à cette conférence.

 

1)      L’IWEPS est un institut scientifique qui établit des statistiques pour la région wallonne. Il a pour rôle de construire des données statistiques pérennes dans le temps et non sujettes à des variations en fonction des couleurs politiques. L’IWEPS réalise des travaux d’évaluation des différentes politiques publiques et opère à des travaux de recherches à la demande d’entreprises, d’organismes ou tout autre. Enfin, l’IWEPS a pour fonction de mettre en place des méthodologies de prospectives.

Cet institut compte 58 employés dont 42 chercheurs avec des profils interdisciplinaires.

Le site www.walstat.be, reprend toutes les statistiques et recherches réalisées par l’IWEPS. Ces données sont obligatoirement publiques ainsi que la méthodologie utilisée.

Exemples d’études réalisées par l’IWEPS :

          L’espérance de vie par commune en Wallonie

          La part des 60 ans et plus par commune en Wallonie

          Le nombre d’habitants en 2035 par commune en Wallonie

          Etc.

 

2)  La prospective se caractérise par 2 piliers : ce qui peut être prédit avec une certitude non négligeable telles que par exemple : la météo, quelques maladies, la démographie, … ; et ce qui est impossible à prévoir tel que l’avenir de notre démocratie, par exemple.
La prospective, ne considère pas le futur comme une réalité qui va arriver. Elle est dans une logique de mobilisation et de construction du futur.

 

3)      Pour répondre au concept de prospective, il faut mettre en place une démarche qui consiste à identifier les futurs possibles. Le but n’est pas de faire des prévisions ou des prédictions mais de construire un processus pour que ce que l’on souhaite puisse arriver. Cette démarche imprègne une réelle volonté d’optimisme.

 

4)      Voir loin et voir large : Une vision à long terme est plus pertinente qu’une vision à court terme. Dans la même optique, il est important d’ouvrir les œillères et réfléchir à une approche qui ne se cantonne pas à ce que l’on fait d’habitude. Par exemple : côtoyer des acteurs économiques qui travaillent dans d’autres secteurs que le nôtre pour voir et réfléchir plus large, aller à la rencontre de personnes avec un autre background, une autre expérience. Nous devons éviter d’être toujours avec les mêmes personnes et chercher ceux qui seront capables de nous contredire pour nous faire progresser.

 

5)      La prospective se veut être une démarche collective. Les citoyens ont leur avenir en main. Ils sont acteurs de celui-ci. On parle d’«ancapacitation ». Chacun participe, à son niveau, à la construction des futurs souhaitables. Acquérir l’avis de tiers, de personnes « non-expertes », est également indispensable. Il est regrettable de constater que rares sont les initiatives qui impliquent les citoyens.

  

6)      En adoptant une démarche de prospective, en ouvrant le débat à d’autres acteurs, un phénomène de convergence d’opinion s’observe. Cette mise en application devrait être portée par les politiques et les entreprises. Avoir des citoyens ou des employés impliqués dans la prise de décision engendre un intérêt plus important et permet un enrichissement de la démocratie. Le but n’est pas de remplacer l’élu ou le patron mais bien de le compléter, de le renforcer.

 

7)      A la prospective, il faut nécessairement lier des actions concrètes à la réflexion. Sans action, le travail de prospective n’a pas de sens.

 

8)      Il est important de se créer des espaces temps dédiés à la réflexion, des moments favorables pour prendre le temps de penser à l’avenir. Les démarches prospectives sont extrêmement rares aussi bien en politique qu’en entreprise, or elles sont nécessaires.

 

9)      Nous vivons dans une société où le phénomène d’impuissance est omniprésent. Cette sensation de « ça ne sert à rien … », « c’est trop compliqué à changer », « c’est impossible à faire », « ça prendrait trop de temps », … doit être dépassée. Nous devons sortir de ce sentiment d’impuissance, et cesser de reproduire ce message négatif et pessimiste.

 

10)   Réfléchir ensemble, se projeter dans « les futurs », c’est se donner une chance de penser différemment aussi bien au niveau individuel que collectif. Etre détenteur d’un pouvoir à mettre au service de soi, des autres, d’une entreprise, d’une région, d’une institution, … une nécessité de penser à demain ensemble !

 

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